Innovations chirurgicales
La chirurgie orthopédique a beaucoup évolué avec de nouvelles techniques qui améliorent les résultats, réduisent les contraintes et favorisent une récupération plus rapide avec moins de douleur.
Parmi ces avancées, on retrouve la chirurgie mini-invasive, percutanée sous contrôle radiographique, sous arthroscopie ou endoscopie, et les techniques innovantes visant à ralentir l’évolution de l’arthrose ou à reconstruire le cartilage (plasma riche en plaquettes, cellules souches, Autocart).
Une orthopédie moderne
Le Dr Lévêque propose des techniques innovantes associant précision chirurgicale et préservation articulaire.
Chirurgie mini-invasive
La chirurgie mini-invasive consiste à réaliser une intervention en lésant au minimum les parties molles comme la peau et les tissus sous cutanés. Grâce à des instruments spécifiques et à un guidage par caméra ou imagerie, le chirurgien peut accéder à la zone à traiter tout en préservant les tissus environnants.
Cette approche présente plusieurs avantages :
- Des cicatrices réduites, donc un meilleur résultat esthétique,
- Une diminution du traumatisme musculaire et cutané,
- Une récupération plus rapide avec une reprise précoce de la marche ou des activités,
- Une réduction de la douleur post-opératoire.
Chirurgie percutanée sous contrôle radiographique
La chirurgie percutanée est une technique de chirurgie mini-invasive. Elle consiste à réaliser des incisions extrêmement petites (de quelques millimètres seulement) permettant d’introduire des instruments fins pour corriger une déformation ou traiter une lésion osseuse. Il est alors nécessaire d’avoir un contrôle radio prague pour contrôler le geste.
Cette technique à totalement révolutionnée la chirurgie du pied et de la cheville car presque la totalité des interventions de ces régions anatomiques peuvent désormais se faire par voie percutanée.
Cette technique permet d’agir directement sur l’os, les tendons ou les ligaments avec un minimum de traumatisme. La chirurgie percutanée assure une récupération rapide, une réduction de la douleur et une diminution des complications post opératoire comme les infections par exemple.
Chirurgie arthroscopique et endoscopique
L’arthroscopie est une autre technique de chirurgie mini-invasive. Elle permet d’explorer et de traiter une articulation grâce à une petite caméra introduite par une incision millimétrique. Cette caméra retransmet en temps réel l’image sur un écran, ce qui offre une vision précise de l’intérieur de l’articulation.
Le chirurgien peut ainsi réaliser des gestes précis avec de fins instruments chirurgicaux. Cette méthode est particulièrement utilisée pour les articulations du genou, de cheville et du pied.
Les avantages de l’arthroscopie sont nombreux :
- Respect des tissus et réduction du risque infectieux,
- Moins de douleur,
- Hospitalisation courte, souvent en ambulatoire,
- Récupération fonctionnelle plus rapide.
L’endoscopie reprend le principe de l’arthroscopie car elle utilise aussi une caméra. En orthopédie, elle permet d’explorer les tendons (comme le tendon d’Achille ou les fibulaires) ou les loges musculaires (comme les loges musculaires de la jambe). Elle a les mêmes avantages que l’arthroscopie.
Techniques innovantes visant à ralentir l’évolution de l’arthrose ou à reconstruire le cartilage
PRP
Le Plasma Riche en Plaquettes (PRP) est une infiltration qui consiste à utiliser le propre sang du patient pour stimuler la réparation et la régénération des tissus. Les plaquettes sont des composants du sang responsables de la coagulation et de la cicatrisation. Le sang ne contient que 4% de plaquettes (contre 93% de globules rouges). Le PRP est donc obtenu par centrifugation du sang du patient pour séparer les plaquettes du reste des composants sanguins. Le plasma est ensuite injecté dans la zone à traiter au cours d’une simple infiltration au cabinet.
Le PRP permet de traiter 2 grandes indications :
- Traiter l’arthrose : Le PRP à une activité anti inflammatoire et pro cicatrisante naturelle permettant de ralentir la progression de la maladie, de diminuer la douleur et l’inflammation.
Contrairement aux traitements par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou aux injections intra-articulaires de corticoïdes, le PRP est dépourvu d’effets indésirables. - Traiter les lésions de tendons (tendinite ou tendinopathie) : Les tendons et les ligaments sont principalement composés de collagène. Ils sont peu vascularisés et les lésions cicatrisent donc difficilement. Les facteurs de croissance contenus dans le PRP permettent de stimuler la cicatrisation du tendon fissuré ou inflammé.
Cellules souches
L’utilisation des cellules souches en orthopédie représente une avancée majeure dans la régénération des tissus. Ces cellules, capables de se différencier en différents types cellulaires (os, cartilage, tendon), peuvent être prélevées directement chez le patient, le plus souvent dans la moelle osseuse ou le tissu adipeux.
Une fois isolées et concentrées, elles sont réinjectées dans la zone à traiter par technique mini invasive (souvent arthroscopique, au bloc opératoire). Cette approche permet de stimuler la réparation naturelle des tissus endommagés et d’améliorer la cicatrisation.
Bien que prometteuse, cette technique reste en cours d’évaluation, même si elle offre déjà des résultats encourageants, supérieurs au PRP, pour réduire la douleur et améliorer la fonction articulaire.
Autocart
En cas d’échec des techniques de stimulation de la cicatrisation cartilagineuse, il existe des techniques pour reconstruire le cartilage. Parmi elles, la méthode AutoCart représente une avancée particulièrement innovante. Son principe repose sur la régénération du cartilage endommagé grâce à une autogreffe cartilagineuse : du tissu est prélevé sur une zone articulaire saine du patient, puis réimplanté sur la zone lésée. Réalisée sous arthroscopie, elle reste peu invasive, et peut être réalisée pour des lésions aux genoux ou à la cheville.